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Actualité publiée le 09-08-2009
Résumé : Selon l’étude de OIT-PNUE, de 2008, le marché des « produits et services environnementaux » qui représentent actuellement 1.370 milliards de dollars par an est amené à doubler d’ici à 2020. En terme de chiffre d’affaires par habitant et au niveau européen, la France est au-dessus de la moyenne avec 780 euros mais elle est largement devancée par ses voisins : Danemark (1.650 euros), Autriche (1.260 euros), Les Pays-Bas (880 euros) et l’Allemagne (810 euros).
Les «clean tech » aussi appelées « technologies nouvelles de l’environnement », constituent aujourd’hui l’un des leviers potentiel de la croissance économique et deviendraient l’un des moteurs possibles de sortie de la crise financière.
Selon l’étude de OIT-PNUE, de 2008, le marché des « produits et services environnementaux » qui représentent actuellement 1. 370 milliards de dollars par an est amené à doubler d’ici à 2020. En terme de chiffre d’affaires par habitant et au niveau européen, la France est au-dessus de la moyenne avec 780 euros mais elle est largement devancée par ses voisins : Danemark (1.650 euros), Autriche (1.260 euros), Les Pays-Bas (880 euros) et l’Allemagne (810 euros).
Même si la France est considérée comme « le leader sur l’eau et les déchets » (avec les Groupes Véolia et Suez), ces secteurs sont aujourd’hui mûrs et ont donc une croissance lente. Mal positionnée sur les nouvelles technologies environnementales (énergies renouvelables, technologies de stockage de l’énergie…), avec 1.5 milliards de dollars investis en 2007, il apparaît clairement que la spécialisation industrielle de la France n’est pas optimale.
Les écoentreprises françaises sont spécialisées dans les technologies curatives et non dans les technologies préventives (énergies renouvelables, maitrise de l'énergie, écoconception...). Le pays ne consacre que 10 % de ses investissements à la prévention contre 90 % au traitement de la pollution alors que d’autres pays européens tels que l’Espagne, la Suède, l’Autriche ou la République Tchèque y consacrent plus de 50% de leurs investissements. Les technologies préventives sont des filières à fort potentiel de développement qui pourraient représenter, à elles seules, plus de 350 milliards de dollars d’ici à 2020 sur le marché mondial.
Plusieurs experts ont mis l’accent sur l’importance de l’export. Les secteurs de la fourniture d’écotechnologies, des études, du conseil et de l’ingénierie étant sous exploités, la France est à la traine derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni, et l’Allemagne. Les marchés des écoentreprises françaises sont majoritairement européens. Certes tirés par une réglementation et matures, ces marchés ont une double spécialisation qui est défavorable au repositionnement de la France sur les marchés des « clean tech ». Or ce repositionnement de la France ne pourrait avoir lieu sans le soutien des pouvoirs publics car le marché des écoindustries dépend de la commande publique et des évolutions réglementaires. Le rôle de l’Etat est ici important et déterminant. Les difficultés qu’a la France pour se positionner aujourd’hui sur les nouvelles technologies de l’environnement sont d’ordre structurel, tant politique qu’économique:
Le retard d’ordre structurel nécessite donc une véritable stratégie industrielle pour voir la France se positionner sur les marchés européens des nouvelles technologies de l’environnement. 3 axes stratégiques sont donc à envisager et concernent :
Il ne faut cependant pas oublier les « filières curatives » telles que la capture et stockage de CO2, dépollution des sols…qui répondent à des besoins environnementaux et à des marchés économiques importants.
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