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Actualité publiée le 04-06-2009
Résumé : Une récente étude de l’université d’Harvard pointe du doigt les consommations énergétiques du principal moteur de recherche international, notamment dues aux milliers de serveurs nécessaires à son fonctionnement. Ainsi, l’énergie de deux recherches équivaudrait presque à la consommation d’une bouilloire électrique.
Des millions de personnes font chaque jour des recherches internet sans penser une seule seconde aux impacts potentiels. Alex Wissner-Grossphysicien à l’université d’Harvard a ainsi montré qu’une recherche sur Google génère l’émission de 7 g CO2 ; pour utiliser des chiffres plus parlants, deux recherches permettraient le fonctionnement d’une bouilloire électrique ! (Soit environ 15 g eq. CO2).
Avec plus de 200 millions de recherches internet par jour, l’analyste Gartner estime que l’industrie d’internet générerait 2 % des émissions mondiales de CO2. Ceci est essentiellement dû aux centres de calculs, installations très énergétivores (61 milliards de kWh utilisés en 2006, soit 2 mois d’électricité pour le Royaume-Uni selon le Lawrence Berkeley National Laboratory, California).
En effet, les 200 millions de requêtes quotidiennes nécessitent d’immenses centres de calculs dans le monde entier, consommant énormément d’énergie. La manière dont le serveurs opèrent n’y est pas non plus étrangère... chaque demande est envoyée à une multitude de serveurs en compétition les uns avec les autres, et la réponse donnée sera celle du plus rapide. L’optimisation des délais d’attente augmente les besoins en capacités des serveurs, et donc les consommations énergétiques.
En réaction, Google fait valoir qu’internet est avant tout une manière de réduire les coûts énergétiques d’une recherche. Dans ce sens, Urs Hölzle rappelle sur le blog de Google qu’un déplacement à la bibliothèque réclame souvent l’utilisation d’une voiture, beaucoup plus énergétivores...
Il est également intéressant de savoir que le simple visionnage d’une page internet génère entre 0,02 et 0,2 grammes de CO2 par seconde, selon sa complexité. Dans le même ordre d’idée, un ordinateur génère entre 40 et 80 grammes de CO2 par heure. Nicholas Carr, a par ailleurs calculé que l’entretien d’un avatar sur le populaire site internet “Second Life” demande autant d’énergie qu’un habitant bien réel du brésil, soit 1752 kWh par an...
Face à des consommations énergétiques en plein essor, il est bon de connaître l’impact réel de nos comportements, et de nos habitudes ; mais également de faire la part des choses de l’usage que nous faisons des technologies : remplacement d’activité encore plus consommatrices, ou nouvelle activité, qui sans çela n’aurait pas existé...
Sources : Google, Times Online
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