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Actualité publiée le 15-04-2010
Résumé : La voiture électrique est-elle moins polluante qu'une voiture à moteur thermique? De prime abord, une voiture électrique ne rejète aucun polluant direct, mais il est tout de même nécessaire de produire de l'électricité dans une centrale (Nucléaire, hydraulique, gaz, fioul et charbon), qui engendre une pollution indirecte. Qu'en est-il en France? La voiture électrique est-elle la solution pour réduire la pollution dans les centres urbains?
Le calcul du rendement global d'une voiture électrique, en énergie primaire consommée, nécessite de prendre en compte l'énergie qu'il a fallut pour produire l'électricité, la transporter, la convertir, la stocker et la restituer aux roues. Le calcul simplifié réalisé révèle un rendement global d'environ 28 %.
Une voiture à moteur thermique possède, quant à elle, un rendement beaucoup plus faible, d'environ 13 %. Il est nécessaire de prendre en compte l'énergie d'extraction, de raffinage et de transport du pétrole, ainsi que le rendement du moteur. L'essentiel des pertes se font sous forme de chaleur et par l'échappement, un moteur thermique étant peu performant.
La différence entre les deux est essentiellement liée au rendement du moteur: environ 90 % pour la voiture électrique, contre 25 % pour un moteur thermique. La voiture électrique apparait donc comme deux fois plus efficace en terme de consommation d'énergie primaire, et serait, dans un premier temps, une bonne solution pour réduire les pollutions urbaines et les émissions de gaz à effet de serre.
Toutefois, d'autres facteurs sont à prendre en compte, comme le recyclage des batteries, filière encore peu développée en France. La faible autonomie de ces dernières, ainsi que le temps de recharge élevé, sont autant de freins à l'achat de ces véhicules. Etant donné que plus de 50 % des trajets réalisés par les français font moins de 2 km, il semble que les véhicules électriques aient de beaux jours devant eux. Mais cela ne doit pas prévaloir sur la logique même de la mobilité des personnes et des modes de transports, qui devront évoluer assez rapidement. Il ne faut pas oublier non plus que le système de fonctionnement des transports n'est pas prêt pour acceuillir ue croissance forte du nombre de véhicules électriques.
Les infrastructures devront s'adapter aux spécificités de l'approvisionnement en électricité. Les réseaux électriques devront faire face à des pics de demande, surtout le soir au retour du travail, comme c'est déjà le cas avec le chauffage électrique en période de grand froid. Les bâtiments et les parkings devront s'équiper de prises de charge, avec compteur et système de paiement. Il est possible d'imaginer de produire l'électricité par panneaux photovoltaïques, rechargeant directement le véhicule et allégeant ainsi le réseau élecrique. L'électricité produite en journée, accumulée par les batteries de voiture, pourrait être utilisée le soir dans les logements, ateliers ou bureaux. Tout cela nécessiterai la mise en place de réseaux intelligents (Smart Grids), encore sous exploités actuellement.
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